Contrairement à l'image d'un effondrement brutal, la chute de l'Empire romain d'Occident est le résultat d'un processus de plusieurs décennies, mêlant crises internes et pressions extérieures.

Une crise qui commence avant la chute

Dès le IIIe siècle, l'Empire traverse une phase d'instabilité politique intense : usurpations militaires à répétition, inflation monétaire liée à la dévaluation du denier, et pression fiscale croissante sur les provinces pour financer la défense des frontières.

La division de l'Empire

En 395, à la mort de Théodose Ier, l'Empire est durablement partagé entre ses deux fils : l'Empire d'Orient (capitale Constantinople) et l'Empire d'Occident (capitale Ravenne). L'Orient, plus riche et mieux défendu, survivra encore près de 1 000 ans sous le nom d'Empire byzantin.

Les pressions barbares

DateÉvénement
410Sac de Rome par les Wisigoths d'Alaric
451Bataille des champs Catalauniques contre Attila
455Second sac de Rome, par les Vandales de Genséric
476Déposition de Romulus Augustule par Odoacre

476, une date symbolique

En 476, le chef germanique Odoacre dépose le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, un adolescent qui n'aura régné qu'un an. Odoacre ne se proclame pas empereur mais roi d'Italie, marquant symboliquement la fin de l'Empire romain d'Occident — même si, dans les faits, l'autorité impériale s'était déjà largement dissoute dans plusieurs provinces.

À lire aussi